Au départ de France, chaque contenant de liquide reste limité à 100 ml dans un sac transparent d'un litre. Ce qui...
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Au départ d'un aéroport français, chaque contenant de liquide emporté en cabine doit tenir dans 100 ml, et l'ensemble doit entrer dans un seul sac plastique transparent refermable d'un litre. Cette règle, née des mesures antiterroristes de 2006, n'a pas changé en France en juillet 2026, alors que plusieurs voisins européens l'ont assouplie. Voici ce qui s'applique vraiment, ce qui compte comme liquide, et comment préparer son bagage cabine pour ne rien laisser au portique.
Pour les liquides en bagage cabine, la limite française est de 100 ml par contenant, tous les liquides réunis dans un sac transparent d'un litre maximum, à raison d'un sac par passager. Aucun aéroport français, Paris-Charles-de-Gaulle, Orly, Nice ou Marseille compris, n'a levé cette limite à ce jour, même là où des scanners tomographiques sont déjà installés. Le règlement européen qui encadre ces contrôles autorise l'assouplissement, mais il faut une validation de l'autorité nationale, et la France ne l'a pas accordée.
La conséquence est concrète : un flacon de 150 ml à moitié vide reste interdit. Le contrôle regarde la contenance imprimée sur le contenant, pas la quantité restante. Un flacon de 150 ml entamé sera refusé au portique, aussi vide soit-il.
Le sac doit être transparent, refermable, et d'une contenance d'environ un litre, ce qui correspond à un format proche de 20 x 20 cm. Un sac de congélation à glissière convient parfaitement, et les aéroports en distribuent rarement gratuitement. Il doit se fermer sans forcer : si le contenu déborde, l'agent peut demander de retirer des articles.
Un seul sac est autorisé par passager, y compris pour les enfants voyageant avec un adulte. En pratique, cela laisse la place à environ huit à dix petits flacons, ce qui suffit pour un séjour d'une semaine si l'on décante ses produits à l'avance plutôt que d'emporter les formats d'origine.
La catégorie officielle qui encadre les liquides en bagage cabine s'appelle liquides, aérosols et gels, et elle est plus large que ce que l'on imagine. Elle couvre tout ce qui n'est pas franchement solide : crèmes, dentifrice, mascara liquide, gel douche, déodorant en spray, mousse à raser, parfum, vernis à ongles, mais aussi le miel, les fromages coulants, les yaourts et les pâtes à tartiner.
Le dentifrice est un gel, donc soumis à la limite. Le mascara et le fond de teint liquide aussi. À l'inverse, un savon solide, un shampoing en pain, un déodorant en stick ou une poudre compacte ne sont pas des liquides et voyagent librement dans le bagage cabine, hors du sac transparent. Passer aux cosmétiques solides libère tout le sac transparent, ce qui reste la solution la plus simple pour les longs séjours.
Trois familles échappent à la limite des 100 ml, à condition d'être présentées séparément au contrôle. Les médicaments liquides nécessaires au voyage sont autorisés en quantité adaptée à la durée du trajet ; une ordonnance ou l'emballage d'origine facilite le passage. L'alimentation infantile, lait, eau et petits pots, est acceptée en quantité raisonnable quand un bébé voyage. Enfin, les achats effectués en boutique détaxée après le contrôle sont autorisés s'ils restent dans leur sac scellé, ticket de caisse visible à l'intérieur.
Cette dernière exception est la plus piégeuse. En cas de correspondance avec un nouveau contrôle de sûreté, notamment hors de l'Union européenne, le sac scellé peut être refusé s'il a été ouvert ou si le ticket manque. Ne jamais ouvrir un sac détaxé avant l'arrivée finale évite la confiscation en escale.
La levée repose sur des scanners tomographiques dits C3, qui reconstruisent le contenu du bagage en trois dimensions et détectent les explosifs liquides sans ouverture ni tri manuel. Là où ces appareils équipent toutes les lignes de contrôle et où l'autorité nationale a validé le dispositif, la limite passe à deux litres et les flacons comme les ordinateurs restent dans le bagage cabine.
Plusieurs aéroports fonctionnent déjà ainsi : Londres-Heathrow et Gatwick, Dublin, Rome-Fiumicino, Milan-Linate, Bologne, Malte, Cracovie ou Helsinki. Paris, Madrid, Athènes et Lisbonne appliquent toujours les 100 ml. La règle dépend donc de l'aéroport de départ, pas de la compagnie : sur un aller-retour Paris-Dublin, le retour sera plus souple que l'aller.
Le sort des liquides en bagage cabine se joue avant le départ, pas au portique. Décanter les produits dans des flacons de 30 à 100 ml, les regrouper dans le sac transparent, et garder ce sac accessible en haut du bagage permet de le sortir en deux secondes. Le reste, brosses, peignes, cosmétiques solides et accessoires, se range à part dans une trousse de toilette qui reste dans le bagage.
Pour un week-end, une petite pochette en tissu suffit à séparer les affaires sèches des flacons. Pour un bagage plus volumineux, le choix du sac compte autant que son contenu. Le sac transparent n'est pas un contenant de rangement : il sert au contrôle, puis reprend sa place dans le bagage une fois passé.
Les compagnies aériennes ne fixent pas les règles de sûreté, qui relèvent de l'État et de l'aéroport, mais elles ajoutent leurs propres contraintes de bagage cabine. Air France, easyJet, Ryanair, Transavia ou Volotea appliquent toutes la limite de 100 ml au départ de France, sans exception commerciale possible.
Ce qui change d'une compagnie à l'autre, c'est le volume et le nombre de bagages autorisés en cabine. Un petit sac glissé sous le siège ne laisse pas la même place qu'un bagage cabine de 55 x 40 x 20 cm placé en coffre. Sur les compagnies à bas coût, le sac transparent doit souvent cohabiter avec un unique sac personnel, ce qui impose de trier avant l'aéroport plutôt que devant le tapis.
Le duty free constitue le seul cas où un achat volumineux rejoint le bagage cabine après le contrôle. Là encore, la compagnie ne peut rien : la question se joue au second contrôle de sûreté, pas à l'embarquement.
Dans un bagage cabine, un contenant non conforme est retiré et détruit, sans compensation ni consigne dans la plupart des aéroports français. Il n'existe pas de tolérance négociable au portique : l'agent applique la règle. La seule solution de repli consiste à retourner en zone publique pour placer l'article en bagage en soute, ce qui suppose du temps et un enregistrement encore ouvert.
Un contrôle secondaire peut aussi être demandé si le scanner détecte une densité inhabituelle, même sur un contenu conforme. Prévoir vingt minutes de marge au contrôle de sûreté évite de courir vers la porte après une fouille manuelle.
Chaque contenant doit faire 100 ml au maximum, et l'ensemble doit tenir dans un seul sac plastique transparent refermable d'environ un litre, soit à peu près 20 x 20 cm. Cela représente en moyenne huit à dix petits flacons par passager et par bagage cabine. Au-delà, les produits partent en bagage en soute.
Oui, le dentifrice est classé parmi les gels et entre donc dans la limite des 100 ml et dans le sac transparent. Il en va de même pour les crèmes, le mascara liquide, le gel douche et les déodorants en aérosol. Seules les versions solides, savon en pain ou déodorant en stick, échappent à la règle.
Oui, les médicaments liquides nécessaires pendant le voyage sont autorisés au-delà de 100 ml, en quantité adaptée à la durée du trajet. Ils doivent être présentés séparément au contrôle, hors du sac transparent. Une ordonnance ou l'emballage d'origine facilite la vérification, sans être formellement obligatoire dans l'Union européenne.
Les aéroports équipés de scanners tomographiques et validés par leur autorité nationale acceptent jusqu'à deux litres, notamment Londres-Heathrow, Gatwick, Dublin, Rome-Fiumicino, Milan-Linate, Bologne, Malte, Cracovie et Helsinki. Les aéroports français, ainsi que Madrid, Athènes et Lisbonne, appliquent toujours la limite de 100 ml.
Ils passent à condition de rester dans le sac scellé remis en boutique, avec le ticket de caisse visible à l'intérieur et une date du jour. Si le sac a été ouvert, le contenu redevient soumis à la limite de 100 ml et peut être confisqué au contrôle suivant, en particulier lors d'une correspondance hors de l'Union européenne.
Non, aucun modèle payant n'est imposé. Un sac de congélation à glissière d'un litre, transparent et refermable, remplit exactement la même fonction et coûte quelques centimes. Le seul critère est qu'il ferme sans forcer et laisse voir son contenu au premier coup d'œil.
Sources : règlement d'exécution (UE) 2015/1998 fixant les mesures de mise en œuvre des normes de base communes dans le domaine de la sûreté de l'aviation civile ; portail Your Europe de la Commission européenne, restrictions de bagages ; communications publiques des aéroports de Londres-Heathrow, Dublin, Rome-Fiumicino et Milan-Linate sur le déploiement des scanners tomographiques.
Mode Tendance, rédaction accessoires et voyage. Publié le 18 juillet 2026.